C'est dans ces périodes (sensées être) de fêtes qu'il est facile de remarquer comme quoi la vie des gens peut se résumer à très peu de choses.
On est tous pareil, ennuyeux à mourir, tourné uniquement vers sa petite personne.
C'est dingue.
La société, les gens, tout est finalement presque prévisible.
Il y a cet abysse de la vie, ce manège dont, tous ont pris aveuglément un ticket. Ils tournent autour de leurs amours, du travail, de leurs espoirs et des rêves aliénés par ces tourbillons sans fin... et puis il y a les déceptions, les « désillusions » comme on dit, qui étaient fournies avec le ticket.
Ces gens là tournent, ils tournent sans s'arrêter, accroché à la cheville de la « vie » qui dirige leur existence. Souvent, ils essaient d'attraper bêtement ce qu'on leur présente, souvent, en pensant que cela changerait leurs tours de manège. Ces gens là représentent la majorité. Ceux qui nieront que c'est eux, qu'ils sont comme cela. C'est dur de reconnaître la vérité.
(Par conséquent nous sommes tous un peu comme eux)
Et puis il y a mes autres, ceux qui restent en dehors du manège, qui regardent les autres tourner désespérément sans qu'ils ne s'en rendre compte.
Plusieurs raisons font qu'ils sont là, soit par choix, soit parce qu'il n'y avait plus de ticket, ou plus de place dans les voitures polluantes du manège ou soit parce qu'ils sont ressortis du manège.
Certains, même sans ticket ou place, ont décidé de courir à l'extérieur du manège, suivant ainsi sa boucle pour avoir l'impression d'être comme les autres. Mais ils ne seront jamais à leur place et ils ne comprendront jamais pourquoi.
Il y aura toujours ce malaise propre à chacun étant à l'extérieur. Il y aura toujours cette forme de souffrance indescriptible, cette envie envers les autres, résonnant avec ce dégoût. De là ou nous sommes nous apercevons plus ou moins l'envers du décor. Nous avons cette impression de distance empoissonnée, de regard troublé, de vie inintégrée, inadaptée à celle que peuvent avoir les autres. Il n'y a aucune prétention à dire cela puisque ni ceux à l'intérieur ni ceux à l'extérieur ne « se rattrapent » . Nous vallons la même chose, peu gratifiante...
Ainsi fonctionne la société : de règles et d'individus à la fois victimes et responsables et, qui oublient souvent la petitesse de leur existence.
C'est dans ces périodes qu'on appel « de fêtes » que je me rend compte encore plus que le manège tourne sur lui-même et ne se préoccupe que de ses soucis et de ses douleurs qui lui sont propre alors qu'il pourrait tourner différemment.
Au fond, peut être que l'inconscience était le prix à payer pour avoir un ticket entier...




